J'ai eu mon bac. Ensuite j'ai fait une année d'étude sup tout en restant chez mes parents.
C'est à cette époque que j'ai eu mon premier vrai copain. J'avais tout juste 18 ans, lui était plus vieux. Je me sentais bien avec, il était attentionné, je lui faisais confiance et il était mignon. On se connaissait bien avant de sortir ensemble donc je n'étais plus intimidée avec lui, je ne perdais pas mes moyens.
Mon père me répétait souvent "les mecs ne pensent qu'au cul, donc méfie toi. ils vont profiter de toi et apres tu ne les verras plus" mais cette phrase là, je n'en ai pas tenu compte du tout quand j'ai eu ma première fois avec lui, car j'avais entièrement confiance en lui. Il était plus amoureux que moi je l'étais de lui. D'ailleurs il était jaloux au point de me suivre partout où j'allais, de s'inviter dans les soirées où j'étais sensée y aller seule, je n'avais plus d'espace de liberté et mon indépendance, et j'en avais besoin. Il m'est même arrivée de le voir dans mon rétroviseur et d'essayer de le semer en pleine ville. En vain, bien sûr. J'ai préféré arrêter cette relation qui aura duré 3 mois.
Le soir où j'avais essayé de le semer, j'étais invitée à un repas chez des amis de mon Ecole. Je m'étais arrétée près de chez eux mais pas devant pour pas que mon copain ne sache où j'allais. Je l'ai fait repartir en lui disant que là, il ne viendrait pas avec moi !!
Arrivée chez mes amis, j'étais énervée et dégoutée, je leur ai raconté le coup qu'il venait de me faire. Je n'avais pas remaqué le beau gosse qui était présent. Il a pris part à la conversation et après on c mis a discuter d'autres choses et le courant est bien passé. Mais c'était le genre de mec à me mettre mal à l'aise de part sa personnalité et sa beauté. Il m'intimidait, mais cette soirée là, j'avais pas la tête à m'enflammer pour un gars.
J'ai rompu peu de temps après avec mon copain et je revoyais de temps en temps le beau gosse mais toujours en soirée donc rien de bien méchant.
Je commençais à l'apprécier malgré certains de ces airs à toujours vouloir avoir raison mais je me disais que de son côté, il devait me trouver bien conne car gaston lagaffe, c'etait moi et j'avais le don pour me ridiculiser certaines fois.
Puis on a commencé à se voir en dehors du groupe (on allait faire du tennis, voir des matchs de foot), j'étais pas vraiment à l'aise, à chaque fois, j'essayais de faire bonne impression mais mes catastrophes revenaient au galop, et il ne se dérangeait pas des fois pour me lancer des pics assez blessants. Mais en dehors de ça, il était vraiment gentil, serviable, et sa beauté ..... trop agréable à regarder.
Puis un jour, un soir, je ne sais plus, on est sorti ensemble. Ce qui est sûr, c'est que ça ne venait pas de moi car je n'espérais rien avec lui, je me sentais trop gourde en sa compagnie. Mais je me suis laissée tenter en me disant ce gars là, il m'a choisit moi. Mais j'avais beau me dire ça, je ne comprenais pas pourquoi. Qu'est ce qu'il faisait avec une fille physiquement banale comme moi alors qu'il avait le choix entre de nombreuses filles ?
Ce fut une relation dure à vivre, trop de questions affluaient dans ma tête et je n'avais aucune réponse. Ca doit être lié, mais en plus d'une sacré timidité, j'avais une absence de confiance en moi mais royale !!
Et avec lui par contre, les "conseils" de mon père martelaient mon crâne : oui ce serait bien le genre de mec a coucher et larguer juste après. Pourquoi se contenter d'une pauv' fille alors qu'il peut en avoir des dix fois mieux. Du coup, on peut dire que je subissais la relation, je ne la vivais pas pleinement. mais je ne la stoppais pas car j'espérais me ressaisir et bon voilà le prestige de l'avoir lui.
Au bout de deux semaines, on s'est retrouvé dans sa chambre à se faire des papouilles. Je redoutais la suite, qui bien sûr est arrivée avant que je ne puisse réagir et me défiler. Avec tendresse et précaution, il m'enleva mes vetements et je me retrouvais nue complètement. Je m'étais laissée faire comme un mannequin de supermarché, sans parler, sans bouger, je sentais ma tête qui allait exploser, non pas de plaisir mais de frayeur. Normalement ce n'est pas ce sentiment que l'on doit éprouver à ces moments là mais moi je ne dois pas être comme tout le monde. Me voyant inerte, il me demanda ce que je voulais, et même là, aucun son ne fut émis de ma bouche, mon corps refusait de bouger. Je restais là à attendre la mort. J'entendais mon père me dire cette phrase qui maintenant avait un sens pour moi et je me disais "oui c sur il va me jeter après ... mais si je le fais pas avec lui, il me jettera aussi".. Pendant que moi je reflechissais, lui, bah s'impatientait et me demandait ce qui m'arrivait. Toujours pas de réponse de ma part bien entendu.....
On a rien fait, je suis rentrée chez moi un peu plus tard, honteuse, humiliée. Comment pouvais-je être aussi bloquée, aussi coincée ? Et j'ai haï mon père pour ce bourrage de crâne.
Deux jours après, on se contacta et au téléphone il rompit en disant que ça ne marcherait pas entre nous. Je me disais que ce n'était sûrement pas pour les mêmes raisons mais qu'il avait raison. Je mis tout sur mon dos et m'en voulu a mort. Et me promis de ne plus revivre ça, de prendre les choses en main.