ce blog a mal commencé

ce blog a mal commencé
j'ai crée ce blog le 11 décembre et je me suis de suite attelée à la tâche d'écrire un moment de ma vie. Ressasser le passé, même si c du "passé" ne fait toujours pas du bien et j'ai beaucoup pleuré en écrivant la période de ma vie la plus douloureuse. tout y est passé, sentiment de peur, de dégoût, de haine, d'incompréhension. Autant de sentiments qu'une personne peut avoir en même temps.

j'ai passé 3heures à écrire l'histoire, je faisais plusieurs articles pour ne pas qu'ils soient trop longs, mais à chaque fois, je cliquais sur publier au lieu de valider. Et à la fin, j'avais enfin fini, soulagée de me dire que ct bon, je pouvais une nouvelle fois passer à autre chose, j'ai vu mon erreur, et là je suis tombée au plus profond, desespérée.
C comme si tu racontais quelque chose a quelqu'un, que ca te coûtait d'en parler, que tu prends ton courage a deux mains, tu te lances, tu lui dis... et finalement tu te rends compte qu'il n'a rien entendu. Tu n'as plus de force pour recommencer. Bah là c pareil. peut être comprendrez vous poourquoi je m'y remets qu'aujourd'hui pour reraconter.

Pourquoi je vous raconte ce passage de ma vie alors qu'il fut vraiment douloureux et que j'espère pouvoir considérer ça comme du passé ? Je ne sais pas. Je veux échanger, partager. Je n'ai pas de réponses à beaucoup de mes questions. Et à travers ce blog, j'espère en avoir, c'est en écrivant que l'on peut réfléchir. C'est une sorte de thérapie.

Et puis mon blog ne sera pas consacré seulement à cet événement. Mais je me dois de commencer par ça. Oui je me le dois.

Ecrire. J'ai toujours aimé ça. En relisant mes journaux intimes, je me rends compte que l'inspiration me venait, que j'avais besoin d'écrire, quand ça n'allait pas. Quand ça allait bien, ben j'écrivais pas grand chose finalement. Et aussi je racontais mes zamours.. enfin les espoirs, ou les déceptions, l'avancement des choses.
J'ai toujours un journal intime mais je ne l'ai pas ouvert depuis longtemps. Je n'ose plus écrire dessus car ce sont des choses très importantes mais j'ai peur que l'on tombe dessus, car ça ferait du mal à des personnes qui compte beaucoup pour moi, et tout n'est pas bon à savoir.
Ce blog est anonyme, je pourrais m'exprimer sur ce blog, dire ce que j'ai du mal à garder que pour moi, mais là aussi je me dis que c pas possible... on ne sait jamais.. enfin je verrais bien.

# Posté le samedi 23 décembre 2006 09:35

Modifié le mercredi 14 février 2007 17:00

Prémisses

Prémisses
Mes années lycées en bref

Je me trouvais grosse avant (combien d'adolescentes ne se sont pas trouvées grosses?), mais je ne l'étais pas.. seulement mes amies étaient belles et minces de surcroit. Je n'étais pas moche non plus, j'ai eu ma part de succès, mais des succès différents d'elles; personne ne se retournait a mon passage, je n'étais pas convoitée par les beaux gosses du lycée, "je n'attirais que les vilains" aimais-je me répéter.

J'étais sportive et pas vraiment féminine.. Quand je faisais l'effort, je me sentais pas à l'aise, je ne me sentais pas moi, on me complimentait mais ça me mettait encore plus mal à l'aise, et je n'attendais qu'une chose, rentrer chez moi ou m'écarter du champ de vision des autres.
J'étais timide, réservée, je parlais beaucoup avec ceux que je connaissais mais je n'osais pas aller vers ceux que je ne connaissais pas. Je jouais la discrétion, je n'aimais pas me montrer en public, trop peur des regards des autres, des remarques. Peut-être avais-je été traumatisée par quelque chose dans mon enfance... qu'est ce qui nous conduit pendant la "création" de notre personnalité à avoir ces défauts ? ces obstacles à une vie qui je le pense serait meilleure. Même aujourd'hui, je suis comme ça.

J'étais amoureuse de garçons tellement beaux, peut être parce qu'ils étaient inaccesibles, que je n'avais aucune chance.
J'étais folle amoureuse d'un gars vraiment beau, je pensais toujours à lui, je m'imaginais avec lui, il faisait partie de tous mes fantasmes. Dans mes rêves, j'étais moins timide voir même entreprenante et tout ce passait tellement bien. mais le lendemain je me réveillais et rien n'avait changé. Je l'avais rencontré en activité badminton, il était en terminale et moi en seconde. J'étais sportive et je n'étais pas ce genre de filles qui rechignent devant les efforts et j'adorais le badminton. Je me défendais bien et pour ça les gars me respectaient et ne rechignaient pas à jouer contre moi. Sur ce coup là, j'avais le dessus sur les autres filles.. mais bon. Il faisait partie de ces garçons et moi je l'ai remarqué dès la première fois.
Dans les couloirs du lycée, je le cherchais des yeux et quand je le voyais je passais à côté de lui sans le regarder, c'était nul car je faisais exprés souvent de passer dans les couloirs où lui était. Mes copines l'on sut dès la première rencontre que je craquais sur lui et elles m'accompagnaient dans mes tours de couloir (bah oui toute seule je ne l'aurais pas fait !!) et quel choc quand elles m'ont dit " il te regarde passer" "il te suit des yeux", je me serais écroulée par terre tellement j'étais remplie d'émotions.
Et un jour il est venu me parler. J'étais toute seule, je cherchais mes amies des yeux pour avoir un soutien car toute seule , je ne m'en sortirai pas. mais personne. Et il me posait des questions sur moi, je n'osais pas répondre de peur de dire une bétise. qu'est ce qu'elles disent les filles sûres d'elles quand un garçon leur parle ? bah moi je ne savais pas alors du coup je répondais par oui ou par non et c tout. je l'avais à portée de main, il me draguait et moi j'avais peur, j'étais pétrifiée. Après d'autres essais, il a laché l'affaire, faut dire que c'etait un coureur donc il n'allait pas s'embarrasser d'une gamine...Moi je continuais à aller partout où il allait (accompagnée de mes amies bien sur !!), je le regardais tout le temps, quand il me regardait, je reprenais espoir (je me faisais des films quoi !! ).
On avait un pote en commun, à un moment il se trouvait avec nous et l'amour de ma vie est venu vers nous et a dit a ce pote "tu peux lui dire d'arreter de me regarder s'il te plait" en parlant de moi. Je me suis sentie humiliée, plus bas que terre. Sale con. plus aucun espoir, et dès ce jour je l'ai évité, honteuse.

Voilà ce qui arrive quand je m'interesse à un garçon "hors d'atteinte". C'était la première fois mais non la dernière fois où je me suis comportée comme ça. Je pensais que les erreurs nous permettent d'avancer. mais là j'ai pas avancé du tout, je suis restée la même.
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# Posté le samedi 23 décembre 2006 10:35

Modifié le mercredi 28 février 2007 15:19

CHAPITRE 1

CHAPITRE 1
J'ai eu mon bac. Ensuite j'ai fait une année d'étude sup tout en restant chez mes parents.

C'est à cette époque que j'ai eu mon premier vrai copain. J'avais tout juste 18 ans, lui était plus vieux. Je me sentais bien avec, il était attentionné, je lui faisais confiance et il était mignon. On se connaissait bien avant de sortir ensemble donc je n'étais plus intimidée avec lui, je ne perdais pas mes moyens.

Mon père me répétait souvent "les mecs ne pensent qu'au cul, donc méfie toi. ils vont profiter de toi et apres tu ne les verras plus" mais cette phrase là, je n'en ai pas tenu compte du tout quand j'ai eu ma première fois avec lui, car j'avais entièrement confiance en lui. Il était plus amoureux que moi je l'étais de lui. D'ailleurs il était jaloux au point de me suivre partout où j'allais, de s'inviter dans les soirées où j'étais sensée y aller seule, je n'avais plus d'espace de liberté et mon indépendance, et j'en avais besoin. Il m'est même arrivée de le voir dans mon rétroviseur et d'essayer de le semer en pleine ville. En vain, bien sûr. J'ai préféré arrêter cette relation qui aura duré 3 mois.

Le soir où j'avais essayé de le semer, j'étais invitée à un repas chez des amis de mon Ecole. Je m'étais arrétée près de chez eux mais pas devant pour pas que mon copain ne sache où j'allais. Je l'ai fait repartir en lui disant que là, il ne viendrait pas avec moi !!
Arrivée chez mes amis, j'étais énervée et dégoutée, je leur ai raconté le coup qu'il venait de me faire. Je n'avais pas remaqué le beau gosse qui était présent. Il a pris part à la conversation et après on c mis a discuter d'autres choses et le courant est bien passé. Mais c'était le genre de mec à me mettre mal à l'aise de part sa personnalité et sa beauté. Il m'intimidait, mais cette soirée là, j'avais pas la tête à m'enflammer pour un gars.
J'ai rompu peu de temps après avec mon copain et je revoyais de temps en temps le beau gosse mais toujours en soirée donc rien de bien méchant.
Je commençais à l'apprécier malgré certains de ces airs à toujours vouloir avoir raison mais je me disais que de son côté, il devait me trouver bien conne car gaston lagaffe, c'etait moi et j'avais le don pour me ridiculiser certaines fois.
Puis on a commencé à se voir en dehors du groupe (on allait faire du tennis, voir des matchs de foot), j'étais pas vraiment à l'aise, à chaque fois, j'essayais de faire bonne impression mais mes catastrophes revenaient au galop, et il ne se dérangeait pas des fois pour me lancer des pics assez blessants. Mais en dehors de ça, il était vraiment gentil, serviable, et sa beauté ..... trop agréable à regarder.
Puis un jour, un soir, je ne sais plus, on est sorti ensemble. Ce qui est sûr, c'est que ça ne venait pas de moi car je n'espérais rien avec lui, je me sentais trop gourde en sa compagnie. Mais je me suis laissée tenter en me disant ce gars là, il m'a choisit moi. Mais j'avais beau me dire ça, je ne comprenais pas pourquoi. Qu'est ce qu'il faisait avec une fille physiquement banale comme moi alors qu'il avait le choix entre de nombreuses filles ?
Ce fut une relation dure à vivre, trop de questions affluaient dans ma tête et je n'avais aucune réponse. Ca doit être lié, mais en plus d'une sacré timidité, j'avais une absence de confiance en moi mais royale !!
Et avec lui par contre, les "conseils" de mon père martelaient mon crâne : oui ce serait bien le genre de mec a coucher et larguer juste après. Pourquoi se contenter d'une pauv' fille alors qu'il peut en avoir des dix fois mieux. Du coup, on peut dire que je subissais la relation, je ne la vivais pas pleinement. mais je ne la stoppais pas car j'espérais me ressaisir et bon voilà le prestige de l'avoir lui.
Au bout de deux semaines, on s'est retrouvé dans sa chambre à se faire des papouilles. Je redoutais la suite, qui bien sûr est arrivée avant que je ne puisse réagir et me défiler. Avec tendresse et précaution, il m'enleva mes vetements et je me retrouvais nue complètement. Je m'étais laissée faire comme un mannequin de supermarché, sans parler, sans bouger, je sentais ma tête qui allait exploser, non pas de plaisir mais de frayeur. Normalement ce n'est pas ce sentiment que l'on doit éprouver à ces moments là mais moi je ne dois pas être comme tout le monde. Me voyant inerte, il me demanda ce que je voulais, et même là, aucun son ne fut émis de ma bouche, mon corps refusait de bouger. Je restais là à attendre la mort. J'entendais mon père me dire cette phrase qui maintenant avait un sens pour moi et je me disais "oui c sur il va me jeter après ... mais si je le fais pas avec lui, il me jettera aussi".. Pendant que moi je reflechissais, lui, bah s'impatientait et me demandait ce qui m'arrivait. Toujours pas de réponse de ma part bien entendu.....
On a rien fait, je suis rentrée chez moi un peu plus tard, honteuse, humiliée. Comment pouvais-je être aussi bloquée, aussi coincée ? Et j'ai haï mon père pour ce bourrage de crâne.
Deux jours après, on se contacta et au téléphone il rompit en disant que ça ne marcherait pas entre nous. Je me disais que ce n'était sûrement pas pour les mêmes raisons mais qu'il avait raison. Je mis tout sur mon dos et m'en voulu a mort. Et me promis de ne plus revivre ça, de prendre les choses en main.
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# Posté le samedi 23 décembre 2006 11:04

Modifié le dimanche 04 mars 2007 13:51

CHAPITRE 2

CHAPITRE 2
L'année scolaire d'après, je me retrouvais dans une ville toute seule, pour une année de fac. j'avais réussi à convaincre mes parents que les études qu'ils avaient choisi pour moi n'étaient pas ce que je voulais. J'avais donc à leur prouver que je pouvais y arriver. Et pour moi, arriver dans une ville inconnue, ne connaissant personne, c'etait l'occasion de redémarrer une nouvelle vie. Personne ne me savait timide, coincée, j'avais plus qu'à ne jamais leur montrer.
Mais ce fut quasiment impossible. Dès le début, les groupes en classe étaient déjà fait, il n'y avait que moi qui m'inscrivait à l'université sans connaitre personne. là où j'étais tout le monde était du même lycée, a n'y rien comprendre. Donc moi qui ait du mal à aller vers les autres, je ne pouvais même pas espérer que quelqu'un vienne vers moi. En plus, à la fac, c'est les cours et après tout le monde se casse chez soi. Donc j'étais dépitée. Je regardais les filles, qui avaient l'air d'avoir le contact facile et les enviait. Puis je me disais que si j'étais mieux foutue, les garçons, entre autre, s'interesseront à moi et je serais mieux dans ma peau.
Je suis également aller m'inscrire à tous les créneaux de sport possibles (enfin les sports que j'aimais) n'empiétant pas sur mes heures de cours. Et à ça je rajoutais 1h de piscine tous les jours. Quand je n'avais pas cours

Là ce fut le déclic. Bah oui j'avais ma réponse, j'allais faire un régime. Je rentrais tous les week end chez moi et j'en parlais à ma mère qui me disait de ne pas faire n'importe quoi, n'importe comment. Du coup, elle m'emmena chez le nutritionniste, qui me dit, que je n'avais pas grand chose à perdre, qu'il fallait seulement que je mange équilibré et tout et tout pour ne pas grossir, et qu'il fallait que je continue à faire du sport. C'est pas vraiment ce que j'attendais mais bon ... Tant pis, fallait s'en contenter.

Je suivis à la lettre ce qu'il m'avait dit. Quand j'étais toute seule la semaine, ça allait, car je pouvais faire ce que je voulais à manger, je prenais mes repas à l'heure que je voulais, donc des fois tôt pour éviter de grignoter. Je ne sautais aucun repas, car je savais que ça pouvait me jouer des tours. J'allais à la fac à pied (45 minutes) et je revenais manger chez moi le midi pour avoir un aller retour en plus. Et tou ca je le faisais avec plaisir, j'étais fière de moi. mais il y avait un effet pervers : je faisais tout ca pour me sentir mieux et m'ouvrir plus vers les autres mais le problème c que je refusais toutes les invitations à passer une soirée ou manger le midi ou aller faire les magasins, boire un coup, car ça m'aurait empécher de faire mon sport et j'en étais malade rien que d'y penser. Pis je ne devais pas manger n'importe quoi, pas boire n'importe quoi, sinon tous les efforts auraient été perdus. Les moments de libre que j'avais, je les passais à bosser mes cours car il fallait que je l'aie mon année vis a vis de mes parents. et d'un autre côté, ça me plaisait.
Je m'étais fait des amis aux créneaux de sport car c mieux de voir une fille qui se défonce qu'une fille qui ne fait aucun effort et je me sentais comme un poisson dans l'eau. mais même ces nouvelles connaissances, je n'avais pas encore de temps à leur consacrer. Plus tard, plus tard, quand je serais au mieux de ma forme....
En 3 moi j'ai perdu 4kilogs, ce n'étais pas encore assez pour moi mais je ne désespérais pas, je prenais tellement de plaisir à faire tout ce sport. ca vous permet de vous évader, de vous défouler, de ne plus penser à rien d'autre. Et quand vous sortez de là, vous êtes serein...
Et en janvier .... le drame.
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# Posté le mardi 26 décembre 2006 06:06

Modifié le mercredi 28 février 2007 14:53

CHAPITRE 3

Quand je dis drame, c pas vraiment ça. C'est plutot le début de ma descente aux enfers.
Donc en janvier, je me fais une entorse à la cheville. Pour moi c'était la fin du monde. Aller en cours en béquilles c'était en bus, le sport c'était fini.
Et du côté ligne, bah je me disais qu'il ne fallait pas que je réduise à néant tous mes efforts. que si en plus d'être privée de sport, je reprenais ce que j'avais perdu, c'en était fini. Du coup, j'ai porté quelques modifications sur mon régime, m'interdisant les féculents, le fromage (dur), le chocolat (encore plus dur), j'ai même arrêté la pilulle, la soupçonnant de me faire grossir.
Dès que j'ai pu à peu près remarcher, je suis allée à la piscine car je ne pouvais faire que cela. Je n'aimais pas trop la piscine mais je devais m'en contenter et j'ai finalement commencer à apprécier. Je m'étais donné comme objectif de faire 3/4d'heure de piscine tous les jours non stop. Et si je nageais que 43 minutes, c'etait la grosse déprime !
En 2 mois j'ai perdu 8 kilogs ! Là j'étais bien, sereine, mais mon rythme de vie faisait que j'étais fermée aux autres, je ne pouvais toujours pas aller manger ou boire un coup chez les autres.

Un week end, comme tous les week end je suis rentrée chez moi, mon père m'a regardé avec mépris, en me reprochant d'avoir maigri, me disant qu'il n'y avait plus rien a toucher là dessus. oui beaucoup de tact mon père. Je voulais qu'on soit fière de moi, qu'on complimente mes efforts. J'en ai pleuré toute la nuit. Le dimanche, on allait à la piscine tous les deux et le maitre nageur que j'adorais, qui m'avait appris a nager (et dont j'etais folle amoureuse étant petite) m'a aussi fait la remarque comme quoi il ne me reconnaissait plus, qu'il voulait revoir sa belle gosse d'avant !! Là c'etait le coup pour m'achever. Franchement pour 1m74, je faisais 59 kilogs, c'etait tres bien. j'etais pas maigre, j'étais mince, enfin mince.
Du coup, les week end je n'allais plus à la piscine avec mon père. et question bouffe, je ne me privais plus, je prenais 1 kilogs et plus si on était invité. Et la semaine, je les perdais !! Ca se passait très bien comme ça.

Mon frère est du genre à manger n'importe quoi sans prendre un seul gramme. Un jour, j'ai fait comme lui, je me suis enfilé un paquet de gateau !! je ne sais pas ce qui m'a pris. j'ai eu tout de suite des remords, me demandant comment j'allais faire pour tout perdre, je pensais reprendre au moins 3 kilogs rien qu'avec ces foutus gateaux.
Avant je ne comprenais pas pourquoi les boulimiques se faisaient vomir (je m'étais interessée à la boulimie car je me sentais proche d'eux sans pour autant me sentir concernée), et j'ai essyé... Ce fut bizarre mais je me suis sentie plus sereine, moins coupable. Et du coup, je me disais que je pouvais ne plus me priver, puisque j'avais cette solution là en plus. Je continuais à faire du sport, j'avais retrouvé le plein usage de ma cheville alors hop repartie de plus belle dans les sprots que j'aimais. même la piscine je continuais car j'étais devenue accroc. oui c bizarre d'utiliser ce terme mais y a pas plus vrai.

Mais tout ca a commencé à m'envahir. Je faisais des crises de plus en plus régulièrement jusqu'a ne plus penser qu'a ca, a la prochaine fois où j'en ferais, et je me sentais de plus en plus mal dans ma peau, je me refermais encore plus sur moi même, ayant honte de ce que je faisais et pourtant ne pouvant m'en empecher.
Et peu à peu, la fatigue physique et morale s'est installée en moi. A ce moment là j'étais en deuxieme année, j'avais eu ma première année avec mention mais la deuxieme année ne s'annoncait pas aussi bien. Je n'avais plus le courage de rien, j'étais seule face à ce problème et complètement désorientée. La fatigue me rendait molle, je n'avais plus le courage pour faire du sport, je loupais même des cours, je ne voulais plus me lever de peur d'avoir envie de refaire une crise. je restais enfermée dans ma tiote chambre, j'perdais l'envie de tout.
CHAPITRE 3
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# Posté le mercredi 10 janvier 2007 12:34

Modifié le mercredi 28 février 2007 14:58