CHAPITRE 4

CHAPITRE 4
Un jour j'en ai parlé à ma meilleure amie, celle sur qui je pouvais compter depuis de nombreuses années. quand j'ai éssayé d'en parler à ma mère, je n'ai pas réussi, c mon amie qui lui en a parlé. J'ai eu a ce moment là un regain d'espoir, j'avais hâte d'être le vendredi pour rentrer chez moi, revoir ma mère qui allait enfin m'apporter le soutien dont j'avais besoin depuis si longtemps. J'allais être épaulée...

Et en fait, à la sortie du train, ma mère était là et m'a emmené direct chez notre medecin de famille !! Je me suis sentie trahie... mais d'une force !! Avoir pris ce rendez vous sans m'en parler, sans me demander si j'avais besoin ou plutot si je me sentais capable d'en parler à quelqu'un... Et ce medecin, je ne l'aimais pas spécialement... pourquoi me dévoilerais je a lui? J'étais dégoutée, je haissais ma mère. Et d'ailleurs, elle fut décue, car je n'ai pas ouvert la bouche chez le medecin. Il me harcelait de questions, rien, ma mère me suppliait de lui en parler, rien. je ne faisais que pleurer mais ne parlais pas.
Mais ce week end ne fut pas fini, ma mère en avait parlé à mon père (chose tout a fait normal), qui n'a trouvé autre chose à me dire que " tu vas arreter ca tout de suite, tu vas pas nous faire ta crise d'adolescence maintenant, comment une grande sportive comme toi peut tomber aussi bas" !! et ca pendant tout le week end. ma mere essayait de me faire parler, mais je ne lui adressais plus la parole. Elle le vivait mal mais ct plus fort que moi, elle avait été maladroite et autant moi qu'elle en souffrait mais tant pis.
La semaine d'apres, je leur ai dit que c'était fini, que je m'etais calmée, que ca allait beaucoup mieux... mais comment voulez vous que ca aille mieux ? comme ca d'un coup d'un seul ?

# Posté le dimanche 14 janvier 2007 19:55

Modifié le mercredi 14 février 2007 15:57

CHAPITRE 5

CHAPITRE 5
Mais ça allait mieux. c'etait les grandes vacances j'étais chez mes parents alors les crises étaient plus espacées. Mais ça a empiré début septembre, pourquoi je ne sais plus, j'etais encore chez mes parents pourtant...
Ma meilleure amie fut mise au courant de ma rechute. Elle me prit par la main et me poussa a prendre rendez vous chez une psy. C elle qui a appelé mais au bout de deux minutes, l'interlocutrice lui a demandé de lui passer la "vraie" malade !! mais bon le plus dur etait fait.
La psy était gentille, agréable, douce, je me suis tout de suite sentie en sécurité avec elle, je parlais de tout de rien, je pleurais, je riais, je me sentais vivante. je lui étais redevable de m'apporter de l'espoir même si le travail n'était pas encore commencé.
Elle m'a fait faire des tests et les résultats n'etaient pas bons du tout, pulsions suicidaires et tout ce que l'on ne souhaite pas a une personne que l'on ne veut pas perdre. elle a voulu rencontrer mes parents.... J'etais dépitée ce jour là, mais aucun refus, aucune négociation n'etait possible, sauf celle que de lui amener seulement ma mere. mon père c'etait impensable. Déjà comment ma mère allait réagir, elle qui croyait que c'était fini..
Je l'ai dit a ma mere la veille du rendez vous pour qu'elle puisse finir plus tot son travail. C'etait a son tour de se sentir trahie, elle a très mal pris la chose. Elle fut beaucoup sur la défensive avec la psy mais s'écroula dès que cette derniere lui repeta les resultats de tests. Elle a dû avoir l'impression d'être une mauvaise mère, d'avoir tout raté (ma mère n'a pas toujours la vie facile).
Je crois que mon père fut mis au courant de la visite chez le psy, je pense qu'il a super mal réagi car je ne me souviens pas d'un réel sentiment de soutien de sa part.
Cette psy, je ne l'ai vu que 4 fois car après il fallait que je retourne dans ma ville étudiante, du coup je ne pouvais plus aller la voir, elle m'a filé plusieurs adresses de confrères mais contrairement à elles, eux étaient payants. Alors j'ai voulu me débrouiller toute seule. Ca ne s'est pas arrangé et les 10 kilogs que j'avais perdu ont été récupéré en deux mois, même si je me faisais vomir, ca ne changeait plus grand chose. Je mangeais de plus en plus (manger est un bien faible mot) mais ca me fatiguait et je n'allais pas jusqu'au bout. Je me suis rapprochée de la psy de la fac mais au bout d'un seul rendez vous, j'ai arrêté, je ne la sentais pas du tout.
J'avais perdu le gout du sport, j'avais d'ailleurs completement arreté, sauf mon sport en club que je ne pratiquais qu'en rentrant chez mes parents le week end.

# Posté le lundi 29 janvier 2007 16:23

Modifié le mercredi 28 février 2007 14:50

CHAPITRE 6

CHAPITRE 6
J'ai arrêté d'écrire un ptit bout de temps et là je me sens pas d'attaque pour continuer mais je vais faire un effort pour mon ami qui attend la suite ( ;) ami gris). je vais tacher de synthétiser car j'aimerais passer à autre chose. Je voudrais également mettre des images mais je n'en trouve pas , si ceux qui passent peuvent me donner des liens ou autres, merci d'avance.

A la rentrée de septembre, j'avais pris un nouveau studio et je m'étais dit que jamais je ne me ferais vomir dans celui là, c le plus grand logement étudiant que j'avais plus avoir et je voulais me l'approprier sans que ce soit encore mon antre de l'ogre (je me comprends). mais au bout d'une semaine ct reparti.
Je ne vous parle pas de tous les ptits amis que j'ai eu durant ces quelques années car ca vaut un chapitre en lui même concernant mon auto-destruction.
Donc voilà j'ai continué à m'empiffrer, ne plus aller en cours, ne plus aller au sport à la fac, trouvant des excuses bidons à mes zamis que je m'étais fait là bas. J'ai vu des psy dont celle de la fac et l'autre conne au mois de février. oui ca ne sert à rien d'aler en voir une ou un si vous ne le sentez pas. La premiere que j'ai vu était parfaite, apres c normal que ca ne puisse pas coller avec d'autres.
Au mois de janvier, ce n'est pas une entorse mais une contracture musculaire que je me suis faite, du coup arrêt du sport. du coup arrêt de tout. je ne sortais que pour aller faire quelques courses. Tous les matins pourtant je me disais que c'etait un nouveau jour et le début d'une nouvelle vie, mais ça revenait au galop. Il suffit que tu te dises "et si une ptite fois ?...." et ce ne te sors pas de la tête juste à temps que tu craques et que tu refasses une crise. c une sorte d'addiction.
Je communiquais sur internet avec des autres boulimiques, nous échangions nos histoires, là était le soutien que j'attendais mais là n'était pas la solution. j'avais que des interlocutrices en plein dedans et pas des guéries. je lisais des bouquins mais pas de solution. j'avais entendu parler de centres qui soignaient ces maladies là mais bon y aller sans le dire aux parents ct mort et je n'imaginais pas le prix. mais je ne voyais que cette solution là. qu'on m'enferme, qu'on me désintoxique. que je soies coupée du monde, des tentations, de ces gens si bien dans leur peau que je regardais avec envie, et cette envie qui entrainait une crise. A n'y rien comprendre. cette envie au début qui me motivait a perdre du poids pour mieux me sentir dans ma peau, et ca marchait; et cette meme envie qui m'a fait tomber au plus bas sans pouvoir voir la fin du tunnel....

Au bout d'un moment, tres court moment, je pesais 76 kilogs, j'étais toujours dépressive, je ne parlais plus aux gens, j'avais l'impression qu'on me dévisageait. 76kilogs pour 1m74 c obèse ? ptet pas mais c comme ca que je me voyais. Je ne me faisais plus vomir car à la fin de mes "repas" j'etais trop fatiguée trop anéantie, pour aller me pencher au dessus de la cuvette. et moins je vomissais, moins je me haissais, et plus je mangeais pour m'obliger à aller vomir.. mais je ne vomissais plus. sauf quelques fois...

La fin de mon calvaire ? Je ne saurais pas vous dire. J'ai rencontré un garçon lors d'un tournoi sur deux jours. Le soir, on allait tous manger ensemble, pis certains allaient en boite d'autres rentraient a l'hotel. je suis rentrée a l'hotel et lui aussi. on se connaissait pas, je savais son prénom mais c tout, il m'a tenu compagnie, on faisait des mots flechés ! je n'ai pas pensé une seule seconde qu'il allait m'embrasser. il avait dix ans de plus que moi, je ne savais rien de lui. Il m'a embrassé. Et on est allé jusqu'au bout. je ne sais pas si j'en avais envie mais bon je n'étais plus à ça pres. a la rigueur, beaucoup font ca, l'affaire d'un soir alors bon pourquoi pas moi, la fille qui normalement devrait être repoussée.
Le lendemain je ne savais pas quoi penser, je ne lui ai quasiment pas parlé de la journée car on m'a dit qu'il était marié. Mais finalement il est venu me parler en me demandant pourquoi j'etais fuyante. je lui ai donc dit que l'on m'avait dit ca. C surtout aussi que je pensais que ct le coup d'un soir et que je ne voulais pas faire la fille qui s'enflammait et qui le collait. on ne se serait jamais revu apres, je ne pense pas que j'aurais été traumatisée. je n'attendais pas une relation serieuse. j'avais aut' chose a penser.
mais lui c ce kil voulait. il etait pas marié, avait une amie mais se separait d'elle et comptait bien continuer un bout de chemin avec moi.
je le voyais tous les weekend,(il habitait dans la ville de mes parents). il était gentil attentionné marrant sportif....imbu de sa personne, jaloux possessif, je ne pouvais pas retourner chez mes parents sans qu'il vienne avec moi. il savait tout, avait tout fait, avait une grande gueule, mes parents ne le supportaient pas et moi des fois j'avais honte du gars avec qui je sortais. je n'avais plus aucune liberté, il me faisait des crises de jalousie a tout bout de champ des qu'il y avait un mec dans les parages. mais quand on était que tous les deux ct le pied, j'oubliais tout, je me sentais en sécurité. Et j'ai freiné mes crises car j'avais aut' chose a penser. on faisait du sport ensemble, enfin voilà je ne sais pas ce que fut le declic, mais un jour je suis montée sur la balance et je ne pesais que 67 kilogs, je n'y comprenais rien, pourtant on mangeait bien ensembe, il aimait bien cuisiner des gros plats bien gras mais bon peu importe je maigrissais. et là j'ai vu la porte de sortie, je me suis dit, on te donne une chance, saisis là, tu n'es plus un bibendum c a toi maintenant de te ressaisir. n'essaye plus de maigrir, ne pense plus a ca. oublie c du passé. et en fait j'ai beaucoup moins pensé à ca. Car le problème qui se posait ct ma relation amoureuse. Car sa jalousie était maladive. il faisait 120 bornes pour venir me voir quand j'avais un truc à faire le soir, il venait à l'improviste et si j'étais pas chez moi, me harcelait au tel. il m'arrivait d'aller au ciné, donc de ne pas répondre au tel. j'y allais toute seule au cinéma mais lui ne me croyait pas. j'avais cassé une fois mais le lendemain il m'avait convaincu qu'il ferait des efforts. j'ai failli recasser mais j'y suis pas arrivé, il est convaincant. et finalement c lui qui a cassé car je le rendais malheureux, qu'il m'aimait trop et qu'il n'arrivait pas a me faire confiance.... J'ai pleuré pendant plusieurs jours apres ca mais pas parce que je l'avais perdu, non pour bien d'autres choses mais je sais pas si je vais pouvoir le dire là, enfin on verra dans le chapitres "mes mecs !!"
Et maintenant, trois-quatre ans apres je me considere comme guérie mais ptet parce que je vis avec un garçon et que je ne peux pas me cacher... faudrait que je retente de vivre toute seule... mais non je crois que c bien fini là. même si des fois... mais voilà c des fois.. ca ne m'inquiete plus ;)
voilà je crois n'avoir rien oublié sur l'histoire.
maintenant on va parler de la meme periode mais de choses plus précises !!

# Posté le lundi 12 février 2007 18:31

Modifié le mercredi 14 février 2007 16:25

LA cigarette. Ma première fois

LA cigarette. Ma première fois
Déjà je tiens a dire que j'ai piqué la photo sur le blog de apremierevue (apremierevue.skyblog.com à voir et à revoir) alors merci a toi car je sais que tu m'en voudras pas.

Mes parents ont été fumeurs. Mon frère et moi nous ne supportions pas la fumée, son odeur fétide et nous les avons harceler pour qu'ils arrêtent. nous devions avoir dans les 10 ans. Ils ont arrêté. Enfin 8 ans après j'ai découvert que ma mère fumait en cachette, je lui ai glissé un ptit mot dans son paquet pour lui montrer que je savais mais je ne l'ai jamais dit à mon père (quel interet).

J'avais des zamis fumeurs et la fumée m'incommodait, je les saoulais avec ça d'ailleurs mais rien que pour les faire chier.

Au lycée, je m'étais acheté un paquet de 10 cigarettes pour faire style, mais comme on me le faisait remarquer, je crapotais et après ça ne m'amusait plus et je ne voulais pas spécialement me donner un style alors j'ai laché l'affaire.

Un soir je suis allée chez ma tante. C'etait une fumeuse. Elle est allée se coucher et moi je dormais dans le canapé. Sur la ptite table se trouvait une boite de ferrero rocher et son paquet de cigarette (petit repère dans le temps, j'étais déjà "malade") et je me suis dit, tiens si au lieu de lui manger tous ses chocolats je lui fumais une cigarette. Et là je me suis appliquée a bien fumer et ne pas crapoter. Ma tête tournait, j'ai trouvé ça agréable et enivrant. Le lendemain matin, elle m'a déposé à la gare et j'ai filé direct au tabac pour m'acheter un paquet, j'en ai fumé une et ça m'a tourné la tête, le pied. J'en ai refumé une un peu plus tard et plus rien. dégoutée ! du goût au début j'espacais de quelques heures les cigarettes mais bon plus grand chose. mais c'etait un palliatif à mes crises, enfin c ce ke je me disais car cela ne m'empêchait pas d'en faire quand même.

Voilà, quand les gens me demandent pourquoi j'ai commencé à fumer, je leur répond que ct ça ou une boite entiere de chocolat !! ils n'y comprennent rien mais je m'en fous.

J'ai déjà essayé d'arreté mais en vain, maintenant c une habitude que j'ai prise et difficile de s'en débarasser. AU café avec les potes fumeurs, chez moi devant l'ordi, dès que je sors de chez moi, aux intercours... tout n'est que pretexte à fumer.
peut être que si je ne vivais pas avec un fumeur, j'arriverai à arrêter (je ne lui remet pas la faute dessus), car quand je me trouve avec des nonfumeurs, je n'y pense pas.
Ces petites cigarettes ne me font même plus d'effet, par contre elles me coûtent cher. Du coup je me fais des tubes comme une bonne galerienne.

Ma mère a enfin arrêté et me tanne pour que je fasse de même mais nan, je ne saurais même pas dire si là j'en ai envie ou pas.

Pour le sport, ca me freine aussi, quand je vais courir, je crache mes poumons et étant exigente, je m'enerve car avant j'étais capable de faire plusieurs kilomètres. Mais je n'arrête pas.
Je ne crois pas au patch, ni autre palliatifs, il faut la volonté et un environnement qui s'y prête.

# Posté le mardi 13 février 2007 13:40

cette chanson que je ne peux plus écouter tellement elle me rappelle avant ...

cette chanson que je ne peux plus écouter tellement elle me rappelle avant ...
Chaque fois que le train passe

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'la rivière coule
Elle y pense dans la rue et dans la classe
En pleine solitude et en pleine foule

Elle y pense chaque fois que le train passe
Et puis sur chaque pont qu'elle traverse
Chaque fois qu'elle refoule ou qu'elle renverse
Une larme d'enfant et de détresse

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps dans la voiture
Derrière ses parents qui la conduisent
À l'école, au marché ou à l'église

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps à la maison
Quand elle ouvre le tiroir des rasoirs
Ou la petite porte des flacons

Elle y pense chaque fois que le train siffle
Chaque fois qu'elle essaie d'aller moins mal
Chaque fois qu'elle avale ou qu'elle renifle
Une dose à grimper sur les étoiles

Elle y pense chaque fois que la train passe
Chaque fois qu'un regard tombe sur elle
Chaque fois qu'elle tombe sur le regard
Que le regard ne l'a pas trouvé belle

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'la rivière fuit
Elle voudrait s'envoler dans l'espace
Elle voudrait s'enfoncer dans l'oubli

Elle y pense tout l'temps qu'elle se sent laide
Elle y pense chaque fois qu'elle voit sa mère
Se ruiner la vie pour lui venir en aide
Alors qu'elle pourra jamais rien y faire

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'l'océan danse
À marée haute comme à marée basse
Au début comme à la fin des vacances

Elle y pense et pourtant, elle se retient
Elle y pense et pourtant, loin en dedans
Chaque foutue fois que passe le train
Elle a pas envie de s'planter devant

Elle y pense chaque fois mais elle attend
À deux pas de ces rails qu'elle connaît bien
Elle y pense chaque fois mais elle attend
De trouver la façon d'y penser moins
Elle attend qu'on lui vide sa cargaison
Et que dans le courant d'un grand fou rire
En voyant s'éloigner l'dernier wagon
Elle oublie de penser qu'elle veut mourir

lynda lemay
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# Posté le mercredi 14 février 2007 15:33